Oups, deux journées de retard pour le CRASH. Les ficellois de retour de Dijon ne m'en voudront pas car comme moi je pense qu'ils sont un peu fatigués, non ?
Ayant toujours des difficultés pour publier sur le forum (help mon Xav !!), vous trouverez à la suite de mon CRASH mon récit de Dijon ou la chronique d'une échec non annoncé !
L: N1 solo: 0h42 et 2.000 m
M: V1: Sortie cool petit plateau 1h41 et 44 km
M: C1: 42' avec 2x5x30"/30", soit 8 km
J: N2 solo: 0h42 et 2.100 m
V: -
S: -
D: Triathlon MD de Dijon: 6h03'40" cf récit ci-dessous
Bilan: 5 séances NAT 7.100m (2h27), Bike 124 km (4h49), CAP 28,0 km (2h30), soit 9h46
Semaine prochaine: récup et .... Triathlon CD de Paris !!
Greg
Récit du MD de Dijon 3/80/20:
Tout se présentait pour le mieux pour cette 3ème participation au triathlon moyenne distance de Dijon : des
performances en hausse depuis le début de saison, un entraînement correct tant en terme de volume (3100 km à vélo, 113 km en NAT, 630 km à pieds) que de qualité.
Mon objectif était on ne peut plus simple : passer sous les 6 heures, après une marque à 6h09 en 2009, 6h33 en
2010.
Le samedi arrive enfin après une semaine où les soucis quotidiens liés à notre future vie rhône-alpine occupent beaucoup de
place.
On fait la route gaiement avec Naima et Raph en se montant notamment un peu le bourrichon pour s’aligner à Nice en
2012.
Première étape à Dijon pour récupérer les dossards et constater que notre warrior Francky avait réalisé un joli 1h42 sur le sprint
(sprint quel nous n’avons malheureusement pas pu assister, encore une fois désolé Francky).
Deuxième étape à Langres chez coach Lorenzo qui semble stressé par la course du lendemain.
Petite soirée tranquille et dodo vers 23h.
6h30, le réveil sonne, un peu dur car j’étais bien dans la chambre de Germain ;-)
Et c’est parti pour une longue journée.
Arrivée sur place on remonte les vélos, on se prépare, on rejoint le parc où règne déjà une belle ambiance pour ce championnat de
France réunissant tous les grands noms du longue distance français ; Sudrie (champion du monde en titre de LD), Poulat (Champion de France en 2010), Chabeau (2ème à Nice la
semaine précédente), Faure, Billard, Loy (double champion du monde), Pelletier (Championne de France 2010), ….
Premier raté : le PAV est ridiculement petit et nous avons très peu de place. En plus les barrières pour laisser les vélos ne
sont pas pratiques. Du coups, mon vélo tombe. Rien de grave , enfin à priori, car je pense que cela aura des répercussions sur le suite.
Arrive enfin l’heure du départ. Je suis dans le dernière vague. Partirons d’abord les Elite, les Masters, les Groupes d’age et
enfin nous, les poireaux, euh, non, les open !
C’est parti !!
NAT :
La vague open est très faible en effectif. Cela me permet de nager directement dans mon rythme, sans prendre (ni donner) de
coups.
Ca avance bien, et vraiment je prend du plaisir. Je reprends quelques bonnets oranges partie 3’ avant nous, puis quelques bonnet
gris partis 6’ avant.
Sur la retour de la première boucle je me fais passer à mon tour par les bonnets bleus, les élites, impressionnants de fluidité et
d’efficacité.
Arrive la fin du premier tour, sortie à l’australienne : un œil sur la montre (29’, je suis ravi), je vérifie la fermeture de
ma combi, redresse mes lunettes et c’est reparti pour le second tour.
Second tour où je me sens un peu seul, mais où j’ai tout de même l’impression d’avancer.
Sortie de l’eau en 1h03 : contrat rempli.
PAV, et c’est parti pour 80° km de montagnes russes avec 4 ascensions pour 1100 m de D+.
Dès le début j’ai des soucis : mon compteur ne fonctionne pas (alors que je l’avais vérifié), j’ai l’impression d’avoir crevé
et surtout il y a un drôle de bruit.
Ok, la chute dans le PAV a laissé des traces, mais j’aurai du vérifier l’état du vélo après cette dernière. J’arrive à relancer le
compteur, je vérifie l’état des pneus tout en roulant, mais le bruit ne cesse d’augmenter aidé en ce sens par la chaussée en très mauvais état.
Au bout de 10 km je m’arrête une première fois et ressers la roue avant. 5 km plus tard je refais la même chose pour la roue
arrière. Rien n’y fait le bruit est toujours présent. Tant pis, je passe outre et poursuis mon chemin.
Je n’avance pas, et le profil n’est pas propice à la vitesse. Je monte toutes les bosses les fesses sur la selle. J’ai plutôt de
bonnes sensations mais n’arrive pas à rouler vite.
Le parcours est digne d’une petite cyclo de montagne. J’apprécie tout de même et continue, mais j’ai des doutes sur mon temps, moi
quoi visais initialement 2h50.
Après la dernière ascension, au niveau de Marsannay la Côte la bien nommée, on redescend enfin sur le Lac Kyr et le PAV. Petit
calcul rapide : si je boucle le 20 km à 12 de moyenne je serai en moins de 6h.
Descente du vélo, je chausse les runnings est c’est parti. Ca commence bien, les jambes vont bien et le Garmin m’annonce des km
entre 4’50 et 4’55. Ca me permet de passer les 10 km en un peu moins de 50’. C’est là que commence mon chemin de croix. J’essaye de rester aérien, mais une douleur m’empêche de bien monter les
jambes. Cette douleur ou crampe derrière le genou attaque un peu mon moral et au fur et à mesure que le temps passe, la foulée se fait plus rasante, les ravitaillements plus longs et ainsi
s’égrainent les minutes. Je n’y crois plus et baisse pavillon sur la fin avant de retrouver un semblant de courage.
J’arrive enfin sur la ligne d’arrivée en un piteux 6h03’.
Là il ne faut pas me parler, je suis à bout, j’ai mal aux jambes, j’ai chaud. J’ai même du mal à me réjouir pour mes des compères
ficellois auteurs, eux, de jolis chronos.
Mélange de souffrance, de fatigue, de déception, il ne faut plus me parler de triathlon, encore moins d’ironman. Je suis naze de
chez naze.
Et la nazitude est aussi dans les chronos :
-
1h03 en NAT
-
3h08’ à vélo
-
1h48’40’’ à pieds
Moi qui visais 1h05 / 2h50 / 1h40 …. Le compte n’y est pas.
Je finis 498ème sur 587 avec 2 DSQ et 33 DNF.
Je retrouve les bas fonds que j’avais quitté épisodiquement sur les 3 dernières joutes.
J’ai le moral à plat. Va falloir digérer et s’y remettre pour le 10 juillet à Paris.
Quant à ma quête de l’ironman, je crois qu’il va falloir laisser un peu de temps avant que je ne m’y penche à nouveau……………. A
moins que sur un coups de tête, un ‘chiche’, ou un ‘pas cap’ je ne me lance et m’inscrive sur une jolie course en 2012.
En attendant, un peu de repos est le bienvenu.
Greg